Accueil arrow Blog Généalogique arrow Histoires de Famille
Histoires de Famille
Les 50 ans d'Allegro Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Olivier Grandjean-Perrenoud   
23-02-2007

Allocution de Madame Louise Grandjean à l'occasion du
JUBILE des 50 ans des Etablissements ALLEGRO

Arnold Grandjean Perrenoud Contesse

créés par Monsieur Arnold Grandjean marque
"ALLEGRO"
d
éposée en 1914»

 

Les Ponts-de-Martel, décembre 1964.

 

Très chère famille,
Tr
ès chers amis,

Notre première et respectueuse pensée va à celui qui nous manque le plus aujourd'hui et que nous pleurons encore, le patron de l'usine ALLEGRO.

Silence de commémoration

Combien il serait réconfortant d'avoir encore notre patron, le papa Allegro, au milieu de nous et jouir de sa présence, sentir sa "bienveillante compréhension, son affection sincère pour cette grande famille ALLEGRO qu'il aimait tant. Dieu, le Maître de la vie en a décidé autrement. Nous lui devons un consentement, non de douloureuse soumission mais de respectueuse acceptation de Sa volonté. Néanmoins, Dieu est compatissant et comprend aussi nos larmes.

De tout coeur, je vous remercie d'avoir répondu à mon invitation. Il y a parmi vous des membres de la famille et des anciens employés qui se sont dévoués pendant de longues années pour l'entreprise Allegro et qui n'ont pas encore eu l'occasion de voir quelque chose de ce Jubilé, tandis que d'autres ont pris part au voyage si réussi, organisé à Paris.

Etant animée d'un sentiment de vive reconnaissance envers vous tous, je désirais vous en faire part de façon tangible en organisant cette rencontre qui me procure tout à la fois le plaisir de votre aimable présence en cette fin d'année jubilaire. Tout naturellement, cette rencontre prenait sa place ici, dans ce village des Ponts-de-Martel, origine et berceau des "Grandjean".

Le créateur des Cycles Allegro est né un 19 novembre, à 8 heures du soir, non loin d'ici, à la Roche, sur le flanc de la montagne qui encadre le village des Ponts-de-Martel.

La maman Grandjean, après une journée de dur labeur, fatiguée, s'apprêtait au repos. Or, voici que tout à coup, le petit Arnold qu'elle portait, se met à manifester vigoureusement son désir d'entrer dans le monde. Elle a à peine le temps d'envoyer son mari aux Ponts-de-Martel pour chercher la sage-femme que déjà l'enfant se précipite sur le sol, sans se faire la moindre fracture du crâne.... mais au contraire,... la bosse du commerce. C'est ce que maman Grandjean racontait plus tard, en taquinant son fils Arnold.

Le petit garçon, devenu grand au sein d'une nombreuse famille met "la main à la pâte" très tôt. Il lui faut garder les vaches et tra­vailler durement à la tourbe, dans les marais du Vallon.

Plus tard, il désire suivre un apprentissage dans l'horlogerie et c'est ainsi qu'il travaille quelques années près d'ici, à la Fabrique de Balanciers, à Sagne-Crêt.

Arnold avait toujours pensé qu'il achèterait une vache avec le premier argent qu'il gagnerait, afin d'avoir assez de lait pour tous ses frères et soeurs* Par ailleurs, le "besoin d'un moyen de locomotion s'avère impérieux car pour se rendre au travail de la Corbatière à Sagne-Crêt, le train coûte cher et à pieds, on use trop de chaussures.

Adolescent» Arnold rêvait aussi d'une "bicyclette et c'est ainsi que le jour vint où la vache fut substituée par une vieille bicyclette d'occasion.

Que de services il rendait ce vieux vélo ! Avec une force et un entrain peu ordinaire, le jeune Arnold pressait sur ses pédales un peu rouillées mais... elles tournaient vite... aussi vite que les pistons de la "Beuglise" du petit train de la Vallée de la Sagne.

Semant ses copains de route, il arrive "haut la main" au Crêt, en même temps que la locomotive. En pédalant ainsi quatre fois par jour, de la maison à la fabrique et de la fabrique à la maison, Arnold acquiert un entraînement extraordinaire, des copains qui ne peuvent plus le suivre lui conseillent de prendre part aux courses cyclistes.

C'est donc en 1908, à. Ste-Croix, que pour la première fois il prend le départ à une vraie course cycliste. Il est un peu intimidé avec son vieux vélo à immense roue dentée et n'ayant pas la tenue de sport des autres participants - C'est lui qui me le racontait - Cependant, malgré ses culottes de mi-laine descendant au-dessous des genoux, il remporte la victoire aux deux courses de la journée, le matin à Sainte-Croix et l'après-midi à la course de vitesse qui a lieu à la Chaux-de-Fonds. La stupéfaction des participants, des organisateurs et du public est grande et l'on discute avec animation les prouesses du héros du jour i

C'était le commencement inattendu de la réussite, le début d'une belle carrière. La suite des victoires qui lui valurent le titre de "Champion suisse » en 1911 et de son travail fructueux et béni, vous la connaissez.

Il convient ici, d'exprimer aussi aux frères d'Arnold, de Jules, Ali, Paul, Tell, jusqu'au plus jeune Ulysse, des félicitations pour le témoignage de fidélité, d'entraide sportive qu'ils ont donné dans un esprit de famille et d'équipe, sans pouvoir relater ici les nombreuses victoires individuelles remportées aussi par chacun d'eux. Je leur rend aussi mes hommages.

Aujourd'hui, nous gardons à ce cher Arnold Grandjean, créateur de la marque Allegro, un souvenir ému et respectueux. Hommage soit rendu à son travail persévérant, car son oeuvre le suit.

En ce qui vous concerne et me concerne, je ne peux que vous dire le vrai plaisir que j'ai eu à travailler au milieu de vous. Je vous félicite vivement, chers amis, d'avoir tenu bon de longues années, fidèles à votre poste, au milieu de la mitraille et de temps en temps même des boulets de canons. Les assauts sont inévitables dans le combat de la vie mais c'est celui qui court avec courage et avec persévérance qui remporte la couronne et vous la méritez»

Encore une fois, laissez-moi vous dire combien j'aimerais avoir Monsieur Grandjean, ici à côté de moi, pour vous féliciter vous faire un gentil signe de reconnaissance de la main et l'oeil brillant, au milieu de cette magnifique famille Allegro où il avait la place, nous pouvons le dire, d'un médiateur de la Paix.

J’ai dit

Dernière mise à jour : ( 25-03-2007 )
 
L'histoire des Grandjean PC Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Olivier Grandjean-Perrenoud   
23-02-2007

  Les Grandjean sont issus de la très ancienne famille des Perrenoud-Comtesse, déjà citée à La sagne dès La Sagne et son Temple1437. A cette date vivait dans cette localité un Villemin Perrenoud, dont la femme s'appelait Henriette, et qui eurent 2 fils : Othenin et Jean. Celui qui est à l'origine de la souche de l'arbre, ascendait ‎(???)‎ avec son frère, qui s'appelait Jean comme lui, du Comte Rot. de Hochberg,une terre d'environ 50 poses de la Joux de Martel.
 Les 2 fils de Jehan Perrenoud que l'on nomme bientôt pour les distinguer, l'un Jean Peter qui deviendra la souche des Peter-Comtesse actuels, et l'autre qui était sans doute de grande taille Grand Jean. C'est celui qui nous intéresse.
 Ces frères, Jean Peter et Grand Jean, habitaient leur maison de Marmond à La Sagne. Plus tard, la famille se disloqua. Les uns s'en vont aux Ponts de Martel, où leurs descendants se maintiennent jusque sous la moitié du 17ème siècle. Vers 1680, plusieurs fils d'Abraham, arrières-petits-fils de Grand jean sont fixés aux Verrières et forment la branche du Val de Travers. Par contre, Moÿse, fils d'Abraham, va s'établir vers 1712 à La Brévine. Il est cité comme gouverneur de cette commune ainsi que son fils. Il est reçu Bourgeois de Valangin. C'est sa descendance qui aboutit aux ramifications de l'arbre, par Simon qui emigra à La Chaux de Fonds et s'y établit au milieu du 18ème siècle comme horloger établisseur.

Jean et son frére Jeannin Perrenoud, à La Sagne ‎‎[Comme aux Glottes]‎‎, étaient aussi appelés Perrenoud-Comtesse, sans doute à cause de leur mère, il en est résulté que la descendance d'un fils de Jeannin n'est plus connue aujourd'hui qu e sous le nom de Comtesse. L'autre frère eut deux fils, appelés tous deux Jean. L'un, peut-être à cause de sa taille ou parce qu'il était l'aîné, était qualifié Grand Jean Perrenoud-Comtesse.
Cette expression s'est conservée dans la famille issue du prénommé. Relevons, toutefois, que dans l'usage courant on se contente de dire Grandjean. Le second Jean, le cadet sans doute, a laissé une descendance que l'on a peine à reconnaître sous le nom de Péter-Comtesse. Enfîn, une troisième branche de la famille a compté au XVIe siècle un personnage surnommé Grand Guillaume. Il n'en fallut pas davantage ‎‎(ce sobriquet ayant été conservé)‎‎, pour détacher de la famille Perrenoud un nouveau rameau, les Grand-Guillaume-Perrenoud. Ses membres sont connus sous le nom de Perrenoud.

Deux autres branches de la famille, conclut léon Montandon, sont désignés sous les noms de Perrenoud-André et Perrenoud le Favre.

Perrenodz Jehan Paysan, cité aux Glottes le 24 juin 1493; peut-être fils de Pierre, né à La Sagne; déjà mentionné avec Jehannin, son frère, en 1463 lorsqu'ils paient un cens d'avoine; le 17 mai 1473, "il reprit de Monseigneur, en Martel, 14 faulx de joux, chaque faulx payant 4 deniers pors cens et 20 florins d'entraige". Père de Pierre
Selon arbre généalogique de Jacques GPC Suisse,
Orthographié "Jehan Perrenod alias Contesse"
Cité 1460 - 1495
16/02/1465, obtient avec son frère ‎‎(Jehannin)‎‎ 23 faux en Martel
"Perrenoud, Perrenod, Pernod : famille de La Sagne ‎‎(Neuchâtel)‎‎ connue dè le XVe siècle, dont une branche détachée aux Ponts-de-Martel dans le même siècle a donné naissance à plusiers familles: Comtesse, Grandjean-Perrenoud-Comtesse ‎‎(connue sous le nom de Grandjean)‎‎, Grand-Guillaume-Perrenoud ‎‎(connue sous le nom de Perrenoud)‎‎ et Péter-Comtesse. ‎‎(...)‎‎ Une branche, fixée à Couvet, s'est fait connaître, sous le nom de Pernod, dans la fabrication de l'adsinthe dès la fin du XVIIIesiècle."

Jehan Perrenodz ‎‎(également connu comme Jean Perrenod alias Comtesse)‎‎, fondateur de la famille, qui vivait à La Sagne au début des années 1400.
Selon Quartiers Perrenoud des Borel de Couvet :
"de la Sagne où il vit à Marmoud"

Dernière mise à jour : ( 28-03-2007 )
 
L'histoire d'Allegro Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Olivier Grandjean-Perrenoud   
23-02-2007
  Au début de ce siècle, trois frères natifs de la vallée de la Sagne et des Ali Grandjean Perrenoud ComtessePonts-de-Martel, fils d'un paysan-horloger, viennent à Travers travailler à l'usine de meubles Bachmann ‎(actuel bâtiment Stoppani)‎. Il s'agit des frères
Ali, Jules et Arnold Grandjean-Perrenoud-Contesse.

  Se déplaçant à bicyclette et sportifs, ils prennent très rapidement le virus de la petite reine et se lancent dans la compétition. Ils gagnent de nombreuses courses et titres de Champion suisse dès 1910.

  La passion les poussent à ouvrir un petit commerce de bicycles à Travers, dans la petite maison en face du vieux pont, à la rue du Pont. Rapidement, ils développent leur affaire et installent à Fleurier, Place de la Gare, un commerce de bicycles, mécanique, et sport. Ils sont également membres actifs du vélo-club fleurisan Beau-Site. C'est là qu'ils construisent leur premier vélo et, en 1914, fondent la marque Allegro. Il semble que ce soit Georges Guye de Couvet qui leur dessine l'emblème actuel. Les 3 frères aînés sont rejoints par leurs frères Tell et Ulysse Grandjean.

Par la suite, Jules s'en va à Vallorbe ou il ouvre également un commerce de cycles, motos, machines à coudre et articles de sport. Puis, il se déplace à Orbe. Ali migre à Neuchâtel et crée un commerce identique à la rue du Seyon.

Arnold "descend" également à Neuchâtel et construit la première usine qui fabrique les célèbres vélos et motos Allegro. Ses deux petits frères, Tell et Ulysse, le suivent. Tell est pilote moto, sur Allegro, et remporte, dans les années 20, de nombreux titres en solo et en side-car accompagné de sa femme.

Allegro fabrique des motos jusqu'à la dernière guerre. Par la suite, une nouvelle usine est construite à Marin et perpétue la renommée de la marque grâce à ses vélos de qualité, son équipe compétition et aux cyclomoteurs. Dans les années 90, la marque est cédée à un groupe Suisse-allemand.

Francis Grandjean, fils d'Ulysse, introduit les 2 roues Peugeot en Suisse. Antoine Grandjean, petit fils, conseiller communal à Couvet, est également actif dans les deux roues.

Daniel Grandjean, fils de Jules, revient à Couvet en 1941 pour travailler à la Dubied. Le virus du cycle et de la moto le prend. Il ouvre un premier commerce à la rue Emmer-de-Vattel, puis à la Place des Halles et enfin construit un garage, en1951, à la rue St. Gervais. Il est membre du MCB.

Son fils Jean-Daniel se lance dans la compétition automobile dans les années 60 et 70 et obtient de bons résultats suisses et européens. Sont deuxième fils Philippe fait de la compétition moto dans les années 70. Il doit s'arrêter rapidement suite à un grave accident de circulation.

Son troisième fils, Jacques Grandjean, membre MCB, participe, dès 1980, au challenge Honda ou il termine 2ème au général. Après encore un titre de vice-champion suisse en catégorie national, il accède rapidement au niveau international. Jacques participe 3 ans au championnat d'Europe et 2 ans au championnat du monde, soit jusqu'en 1985.
Dernière mise à jour : ( 31-03-2007 )
 
Biographie de Jean François Ricard (Revel) Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Olivier Grandjean-Perrenoud   
22-02-2007
 Jean-François Revel ‎(né le 19 janvier 1924 à Marseille )‎ est un écrivain et journaliste français. Époux Jean François Ricard (Revel)actuel de la journaliste Claude Sarraute fille de l'écrivain Nathalie Sarraute.

 Il est résistant pendant la seconde guerre mondiale à Paris sous la direction d'Auguste Anglès. Étudiant de l'École Normale Supérieure et agrégé de philosophie, il enseigne à l'étranger ‎(en Algérie, au Mexique puis en Italie)‎ puis en France à Lille, jusqu'en 1963. Ensuite, il se consacre à sa carrière de journaliste et d'écrivain. Philosophe, pamphlétaire, essayiste, il collabore à France-Observateur, puis à L'Express, puis au Point. Socialiste jusqu'en 1970, il se démarque de cette tendance en publiant son premier essai politique à grand succès, Ni Marx ni Jésus. En 1976 il sort La Tentation totalitaire, puis La Nouvelle Censure, un an après.
 On lui doit la théorisation en 1979 du "droit d'ingérence". Désormais considéré comme réactionnaire par ses détracteurs, il fustige « l'anti-américanisme ». Il est élu le 19 juin 1997 à l'Académie française au 24e fauteuil.

Un de ses fils est Matthieu Ricard, moine bouddhiste, écrivain, proche du Dalaï Lama. Ricard est le nom de naissance de Jean-François, qui a ensuite adopté légalement comme nom le pseudonyme Revel.

Principales œuvres

* Pourquoi des philosophes ? ‎(1957)‎
* Pour l'Italie ‎(1958)‎
* Sur Proust ‎(1960)‎
* La Cabale des dévots ‎(1962)‎
* Contrecensures ‎(1966)‎
* Ni Marx ni Jésus ‎(1970)‎
* La Tentation totalitaire ‎(1976)‎
* La Grâce de l'État ‎(1981)‎
* Comment les démocraties finissent ‎(1983)‎
* Le Rejet de l'État ‎(1984)‎
* Une anthologie de la poésie française ‎(1984)‎
* Le Terrorisme contre la démocratie ‎(1987)‎
* La Connaissance inutile ‎(1988)‎
* L'Absolutisme inefficace, ou Contre le présidentialisme à la française ‎(1992)‎
* Le Regain démocratique ‎(1992)‎
* Histoire de la philosophie occidentale, de Thalès à Kant ‎(1994)‎
* Le Moine et le Philosophe ‎(en collaboration avec son fils Matthieu Ricard)‎ ‎(1997)‎
* Le Voleur dans la maison vide, Mémoires ‎(1997)‎
* Fin du siècle des ombres ‎(1999)‎
* La grande parade. Essai sur la survie de l'utopie socialiste ‎(2000)‎
* L'obsession anti-américaine ‎(2002)‎


Citations

* L'idéologie, c'est ce qui pense à votre place.
* Un système philosophique n'est pas fait pour être compris : il est fait pour faire comprendre.
* Ce que les Français détestent, ce ne sont pas les inégalités, ce sont les inégalités autres que celles qui sont octroyées par l'État.
* Le XXe siècle a été, au-delà de toute limite jusque-là connue, celui du vice.
Dernière mise à jour : ( 25-03-2007 )