L'histoire d'Allegro Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Olivier Grandjean-Perrenoud   
23-02-2007
  Au début de ce siècle, trois frères natifs de la vallée de la Sagne et des Ali Grandjean Perrenoud ComtessePonts-de-Martel, fils d'un paysan-horloger, viennent à Travers travailler à l'usine de meubles Bachmann ‎(actuel bâtiment Stoppani)‎. Il s'agit des frères
Ali, Jules et Arnold Grandjean-Perrenoud-Contesse.

  Se déplaçant à bicyclette et sportifs, ils prennent très rapidement le virus de la petite reine et se lancent dans la compétition. Ils gagnent de nombreuses courses et titres de Champion suisse dès 1910.

  La passion les poussent à ouvrir un petit commerce de bicycles à Travers, dans la petite maison en face du vieux pont, à la rue du Pont. Rapidement, ils développent leur affaire et installent à Fleurier, Place de la Gare, un commerce de bicycles, mécanique, et sport. Ils sont également membres actifs du vélo-club fleurisan Beau-Site. C'est là qu'ils construisent leur premier vélo et, en 1914, fondent la marque Allegro. Il semble que ce soit Georges Guye de Couvet qui leur dessine l'emblème actuel. Les 3 frères aînés sont rejoints par leurs frères Tell et Ulysse Grandjean.

Par la suite, Jules s'en va à Vallorbe ou il ouvre également un commerce de cycles, motos, machines à coudre et articles de sport. Puis, il se déplace à Orbe. Ali migre à Neuchâtel et crée un commerce identique à la rue du Seyon.

Arnold "descend" également à Neuchâtel et construit la première usine qui fabrique les célèbres vélos et motos Allegro. Ses deux petits frères, Tell et Ulysse, le suivent. Tell est pilote moto, sur Allegro, et remporte, dans les années 20, de nombreux titres en solo et en side-car accompagné de sa femme.

Allegro fabrique des motos jusqu'à la dernière guerre. Par la suite, une nouvelle usine est construite à Marin et perpétue la renommée de la marque grâce à ses vélos de qualité, son équipe compétition et aux cyclomoteurs. Dans les années 90, la marque est cédée à un groupe Suisse-allemand.

Francis Grandjean, fils d'Ulysse, introduit les 2 roues Peugeot en Suisse. Antoine Grandjean, petit fils, conseiller communal à Couvet, est également actif dans les deux roues.

Daniel Grandjean, fils de Jules, revient à Couvet en 1941 pour travailler à la Dubied. Le virus du cycle et de la moto le prend. Il ouvre un premier commerce à la rue Emmer-de-Vattel, puis à la Place des Halles et enfin construit un garage, en1951, à la rue St. Gervais. Il est membre du MCB.

Son fils Jean-Daniel se lance dans la compétition automobile dans les années 60 et 70 et obtient de bons résultats suisses et européens. Sont deuxième fils Philippe fait de la compétition moto dans les années 70. Il doit s'arrêter rapidement suite à un grave accident de circulation.

Son troisième fils, Jacques Grandjean, membre MCB, participe, dès 1980, au challenge Honda ou il termine 2ème au général. Après encore un titre de vice-champion suisse en catégorie national, il accède rapidement au niveau international. Jacques participe 3 ans au championnat d'Europe et 2 ans au championnat du monde, soit jusqu'en 1985.
Dernière mise à jour : ( 31-03-2007 )
 
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