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Écrit par Sophie Coignard   
22-04-2007
Les Téléphones portables

Portables : les ondes en accusation

C'est une nouvelle pierre dans la polémique qui oppose les scientifiques sur les risques qu'engendre le développement des téléphones portables. Quatre experts indépendants réunis sous la houlette des associations écologistes Priartém et Agir pour l'environnement ont regroupé au sein d'un seul et même ouvrage de nombreuses études internationales tendant à prouver la nocivité des ondes radio pour la santé. Selon ces experts, " tous les laboratoires montrent que l'utilisation fréquente d'un téléphone portable peut engendrer des troubles du sommeil, des maux de tête et des modifications du comportement ". Il est également " fortement probable que les portables puissent augmenter le risque de maladies neurodégénératives, de fausses couches ou d'anomalies au niveau des gonades (ovaires ou testicules) ". Au final, la conclusion est sans appel : " Le développement massif de la téléphonie mobile va avoir des conséquences graves sur la santé des riverains et des utilisateurs de portables si aucune mesure de précaution n'est prise. " Pour eux, il existe une seule solution simple pour limiter les risques : abaisser la norme d'émission des ondes électromagnétiques à 0,6 volt par mètre (comme c'est déjà le cas dans certains pays), contre 41 volts par mètre actuellement en France, soit " les plus hautes normes du monde " affirment les scientifiques, qui dénoncent par ailleurs " de gros enjeux économiques ". En attendant qu'une telle décision soit prise, le groupe d'experts conseille fortement aux utilisateurs de téléphone portable de limiter la durée de leurs communications, de s'accorder un délai d'au moins une heure entre deux appels et d'utiliser systématiquement une oreillette. Autre mesure recommandée par ces scientifiques : ne pas habiter à moins de 300 m d'une antenne relais.

Votre GSM, votre santé, on vous ment !150 pages pour rétablir la vérité. Éditions Marco Pietteur, collection Résurgence, 16,80 euros. Cyril Brosset


Savez-vous que votre portable vous fait "chauffer" le cerveau de 2 à 3 degrés !!!

Cela est dû à la gamme de fréquence qu'il utilise : les micro-ondes qui sont très proches de celles de votre Four à micro-ondes !
Mais le Four est blindé (cage de Faraday) ce qui empêche les micro-ondes d'en sortir, alors que vous, en utilisant votre téléphone portable, vous n'êtes par protégé car c'est justement pour cela que les micro-ondes sont utilisées. Elles traversent presque tout en pénétrant profondément dans tous les milieux (immeubles, forêt...) et vous permettent donc de communiquer jusqu'au relais le plus proche afin d'établir la communication.

Et vous avez l'antenne émettrice à 1 cm du Cerveau ! D'ailleurs une étude vient de révéler que durant l'émission (la communication), votre cerveau voit sa température grimper de 2 à 3 degrés ! (revue Science et Vie) Et c'est bien le principe utilisé dans le four (avec plus de puissance) pour chauffer les aliments : la fréquence du four est de 2.5 GigaHertz, ce qui signifie que chaque seconde, l'onde inverse sa polarité 2.500.000.000 de fois !!! Essayez d'imaginer cette onde qui frappe vos cellules comme un marteau 2.5 Milliards de fois à chaque seconde et vous aurez une idée de ce qui se passe réellement au niveau vibratoire en téléphonant avec un portable ! (1.9 GigaHertz)

Sources: Science & Vie n°949 + En Janvier 2004 : Journal de TF1 - France 3 + Le Figaro ainsi que la sortie "fracassante" du livre "Le livre Blanc"...) (4 scientifiques parlent enfin et dénoncent la pression et la sensure des Opérateurs GSM sur les résultats réels des tests concernants les dangers des téléphone Portables sur votre santé)


Les Dangers du Telephone Cellulaire

INTRODUCTION
On prévoit que d'ici l'an 2005, il y aura un milliard d'utilisateurs du téléphone cellulaire. L'industrie a réussi ce tour de force en nous vendant le concept de la liberté. Mais à quel prix? Ce produit de consommation de masse n'a pas bénéficié d'une analyse scientifique systématique et rigoureuse concernant son innocuité. Plusieurs chercheurs commencent à publier des études inquiétantes concernant l'impact des micro-ondes utilisés par ces cellulaires sur la santé. Découverte fait le point sur la signification de ces études. Rien n'est encore concluant, mais les questions soulevées par les résultats démontrent que l'utilisation de ce produit comporte des risques.

1 Milliard d'utilisateurs
De toutes les innovations technologiques des années 90, la téléphonie cellulaire est celle qui a profité du plus important battage publicitaire. Jamais un produit de consommation n'a connu autant de popularité. "Le téléphone cellulaire a été le vendeur le plus rapide de l'histoire de l'humanité", constate Roger Poirier, président de l'Association canadienne de la téléphonie sans fil. Il y a actuellement 200 millions d'appareils vendus dans le monde et on prévoit qu'il y en aura près d'un milliard en service d'ici cinq ans! A en croire la publicité, le téléphone cellulaire procure liberté, autonomie, vitesse et efficacité. Mais surtout, nous pouvons l'utiliser aussi souvent que nous le désirons. Avec la révolution numérique, ce téléphone intègre maintenant le fax, l'Internet et le courrier électronique. Le cellulaire, nous dit-on, sera bientôt notre lien privilégié avec le reste du monde! Mais jusqu'ici, une question importante est passée sous silence: est-ce que ce téléphone pose un risque pour notre santé? De plus en plus de chercheurs à travers le monde découvrent que les ondes émises par le téléphone cellulaire - des ondes semblables à celles que l'on utilise dans les fours à micro-ondes - risquent d'avoir un impact négatif sur la santé. Leurs études font un lien entre l'exposition aux micro-ondes du cellulaire et l'incidence de certains cancers, de dommages à la cornée, de fatigue, de pertes de mémoire et de maux de tête, Y aurait-il un prix à payer pour la liberté et l'autonomie que nous procure cette technologie?

Le téléphone cellulaire se différencie du téléphone conventionnel par le fait que la transmission du signal se fait par la voie des airs au lieu de se faire le long d'un fil de cuivre. Pour y arriver, le combiné du téléphone cellulaire dispose d'un émetteur et un récepteur de signal micro-onde. Ces deux éléments sont en contact direct avec la tête de l'utilisateur. Lorsque l'émetteur envoie le signal, les radiations micro-ondes traversent le cerveau. Le téléphone sans fil domestique utilise lui aussi des micro-ondes comme porteur de message, mais dans ce cas, l'intensité du signal est jusqu'à 130 000 fois plus faible que pour un appareil cellulaire. Quels sont les effets que pourraient avoir ces ondes sur notre santé? Il y a deux façons de savoir si le cellulaire pose effectivement un risque. Tout d'abord, mesurer l'impact, en laboratoire, des micro-ondes du cellulaire sur les tissus. Dans un deuxième temps, suivre des milliers d'utilisateurs pendant une dizaine d'années pour déterminer si des cancers ou d'autres problèmes peuvent être directement associés. Or, on a lancé ce produit sur le marché dans les années 80 sans réaliser aucune de ces études! Par contre, les radiations micro-ondes, elles, ont fait l'objet de nombreuses études depuis leur première utilisation comme moyen de communication, il y a de cela plus de 50 ans.

DES DECOUVERTES INQUIETANTES
Au Laboratoire de recherche en bioélectromagnétisme de l'Université de Washington à Seattle, le professeur Henry Lai a démontré qu'en irradiant des rats pendant deux heures à la moitié de la puissance admise pour un cellulaire, le code génétique des cellules de leur cerveau - c'est-à-dire l'ADN- se trouve endommagé. Selon le professeur Lai, "cela peut mener à des mutations qui causent le cancer et finalement, la mort des cellules". Ce chercheur, également un ancien de l'Université McGill, a aussi démontré que les micro-ondes affectaient des aspects importants du métabolisme, dont la synthèse de la mélatonine, une hormone qui est impliquée dans le sommeil, entre autres. Les micro-ondes diminuent la production de la mélatonine ce qui a pour effet d'augmenter la production des déchets toxiques dans les cellules. Selon le Dr Lai, ces déchets toxiques seraient responsables des dommages observés au code génétique. Ils seraient également associés à plusieurs maladies dégénératives, dont l'Alzheimer. Comme si ce n'était pas suffisant, le Dr Lai a démontré que des rats de laboratoire exposés à ces micro-ondes manifestent également des problèmes de comportement, reliés cette fois-ci à l'apprentissage et à la mémoire. Jusqu'à présent, les travaux du Dr Lai et son équipe sont parmi les plus inquiétants puisqu'ils font un lien entre l'exposition aux micro-ondes du cellulaire et des mécanismes pouvant mener à des maladies.

Il n'est pas le seul.

"Nos expériences confirment que l'utilisation du cellulaire sur de longues périodes n'est pas sans risque" affirme Theodor Litovitz, physicien et professeur émérite au Catholic University of America à Washington, D.C. Une de ses démonstrations classiques consiste à irradier un embryon de poulet avec des micro-ondes du cellulaire. En quelques minutes seulement, le coeur de l'embryon arrête de battre. Même si un coeur d'embryon demeure fragile et qu'on ne peut en tirer de conclusion quant à la santé humaine, cela prouve tout de même, selon lui, que ces ondes ont un effet négatif sur le vivant. De façon surprenante, d'autres expériences du Dr Ted Litovitz ont permis de découvrir que si la durée d'exposition était courte, les micro-ondes pouvaient être bénéfiques. Selon lui, une exposition de courte durée, aussi peu que 20 minutes, peut déclencher un stress dans l'organisme qui peut être bénéfique. Cette réaction produit des protéines de stress qui agissent comme antioxydants et protègent la cellule contre des bris au matériel génétique. Par contre, d'autres expériences menées sur des rats ont démontré qu'après une exposition de huit heures aux micro-ondes du cellulaire, les neurones de rats commencent à produire des protéines tumorales, les précurseurs du cancer. Il a également découvert que les micro-ondes diminuent la capacité des cellules à produire les substances naturelles qui éliminent les déchets toxiques produits par le corps. Cet effet se compare à celui d'une forme vieillissement prématuré associé aux maladies neurodégénératives, dont l'Alzheimer.

Ses travaux indiquent également que les nouveaux téléphones cellulaires numériques qui envahissent actuellement le marché sont potentiellement plus dommageables que les téléphones analogiques. La raison: le signal qu'émet le téléphone numérique est pulsé au lieu d'être continu. Un signal pulsé agit comme une rafale de mitraillette sur les cellules du cerveau. Finalement, une expérience publiée en 1997 par des chercheurs de l'hôpital Royal Adelaide en Australie a fait l'effet d'une bombe dans l'industrie du cellulaire. L'équipe du Dr Michael Repacholi, un ancien employé de Santé Canada, a démontré que des rats exposés aux radiations micro-ondes des cellulaires numériques - une heure par jour pendant une période de 9 à 18 mois - développaient deux fois plus de cancers du système lymphatique que des rats qui n'ont pas été exposés.

LA VERSION DE L'INDUSTRIE
Et l'industrie dans tout cela? "Toutes ces expériences sont faites sur des animaux de laboratoire et ne prouvent pas que l'utilisation du cellulaire chez l'humain est responsable de maladies spécifiques" rétorque George Carlo, le président de WTR, Wireless Technology Research. WTR est la réponse de l'industrie de la téléphonie sans fil aux critiques qui accusent les manufacturiers de ne pas avoir étudié l'impact sur la santé du cellulaire.

Ce groupe, mis sur pied par l'industrie, contrôle et distribue des fonds de recherche de 25 millions de dollars. WTR a eu des débuts pour le moins difficiles. L'important magazine spécialisé Microwave News a accusé WTR d'être une vitrine de relations publiques pour l'industrie et d'avoir dépensé en quatre ans 17 millions de dollars "sans avoir mouillé une seule éprouvette". Les chercheurs de WTR ont fait la "grève" pendant presque un an, refusant de travailler sans la garantie que leur employeur leur fournissent une assurance indemnité contre toute poursuite de l'industrie si jamais leurs découvertes démontrent que le cellulaire est dangereux.

Selon George Carlo, WTR ne fait pas de la recherche sur l'impact du cellulaire sur la santé mais bien "du 'monitoring' de la situation, puisqu'il n'y a pas de preuve que le cellulaire cause une maladie". Pour l'instant, la seule étude que WTR a publiée dans une revue de prestige - The New England Journal of Medecine - se contente de démontrer que le cellulaire peut affecter le fonctionnement d'un stimulateur cardiaque. Leur seule recommandation: tenir son cellulaire loin du stimulateur! WTR procède actuellement à des études épidémiologiques. La première consiste à déterminer si l'utilisation du téléphone cellulaire peut entraîner la mort. Naturellement, leurs résultats préliminaires sont négatifs; une telle étude doit se faire sur une très longue période de temps, au moins de 10 à 15 ans.

"Historiquement, lorsque l'industrie a subventionné une université pour faire de la recherche, elle a tenté de cacher les résultats ou bien elle fait signer un contrat au chercheur lui interdisant de publier son étude, le temps de préparer une campagne de publicité pour minimiser l'impact des résultats" affirme le chercheur Neil Cherry. Il avoue lui-même recevoir des menaces de l'industrie depuis qu'il parle ouvertement de la façon dont la recherche scientifique se déroule dans ce domaine. L'étude sur les cancers lymphatiques de l'Hôpital Adelaide est un bon exemple. Celle-ci a été subventionnée par la plus importante compagnie de télécommunication d'Australie, Telstra. Lorsque l'équipe du Dr Michael Repacholi a présenté ses résultats aux dirigeants de Telstra, ces derniers ont décidé d'attendre deux ans avant de les rendre publics et ont interdit aux scientifiques d'en dévoiler le contenu. Le cas de Gerry Phillips, biochimiste et chercheur au Pettis VA Medical Center en banlieue de Los Angeles, est encore plus inquiétant. Au milieu des années 90, l'un des plus important fabricant de téléphones cellulaires au monde - Motorola - subventionne Gerry Phillips et son équipe pour une expérience.

Ses résultats montrent que le signal du téléphone numérique de l'entreprise augmente les bris d'ADN - le matériel du code génétique - sur des cellules humaines en laboratoire. Il dévoile les résultats de l'expérience au directeur scientifique. Ce dernier demande au patron de Gerry Phillips de changer les résultats. "Ils m'ont carrément demandé de modifier le protocole de mon expérience et de réécrire mes résultats en fonction de conclure que les ondes du cellulaire n'augmentent pas les bris d'ADN" affirme Gerry Phillips. C'est la consternation dans l'équipe. Des membres quittent le bateau, la compagnie se retire et Gerry Phillips publie finalement ses résultats sans les modifier. Le professeur Henry Lai de l'Université de Washington a également connu des déboires avec Motorola. Son expérience démontrant des bris aux code génétique a suffisamment inquiété le fabriquant de cellulaire que ce dernier a demandé à un autre laboratoire de reproduire l'expérience. Mais voila, l'autre équipe a utilisé une technique moins sophistiquée et n'a rien décelé d'anormal. Selon le professeur Lai, Motorola a utilisé ces nouveaux résultats pour discréditer son travail. Sa plus récente étude est financée par WTR, qui avait commencé à prendre au sérieux ses recherches. Mais comme l'a relaté l'émission de télévision The Fifth Estate, au réseau anglais de Radio-Canada, WTR ne veut pas approuver les résultats de cette étude, et va même jusqu'à traiter le professeur Lai d'"amateur". Ce dernier a avoué que WTR lui a démandé "de faire des changements et d'enlever certaines parties de ses conclusions pour que l'étude paraisse plus positive." Aux États-Unis comme ailleurs, les chercheurs indépendants sont aujourd'hui confrontés à cette dure réalité. "Je ne veux pas travailler avec les gens de l'industrie. Il reste le gouvernement fédéral, mais il vient de décider de se retirer de la recherche sur les effets biologiques des micro-ondes" affirme Theodor Litovitz qui doit de plus en plus se battre pour obtenir des sources de financement pour cette recherche.

L'OMS INTERVIENT
Devant tout le débat que suscite l'impact des micro-ondes du cellulaire sur la santé, l'Organisation Mondiale de la Santé a finalement décidé l'an dernier de passer à l'action. Elle entreprendra une vaste étude épidémiologique pour tenter de savoir si les téléphones cellulaires causent d'abord le cancer. On parle ici principalement des cancers du cerveau, mais à cause de la position du téléphone sur la tête, il serait également question des cancers du nerf auditif - le nerf reliant l'oreille au cerveau - et de la glande parotide -une glande salivaire située dans la joue. L'étude inclura plus de 3 000 personnes atteintes de tumeurs et 3 000 témoins sains. Les travaux devraient débuter à la fin de 1999 ou au début de l'an 2000. Les premiers résultats ne seront pas dévoilés avant 2003 ou 2004. Mais même avec une étude de cette ampleur, les conclusions s'avéreront compliquées à interpréter puisqu'en épidémiologie, il est toujours difficile de s'assurer que tous les autres facteurs, environnementaux et génétiques, sont isolés et exclus de l'analyse finale.

LES MESURES ENTREPRISES AILLEURS DANS LE MONDE

Israël
Plusieurs autres pays commencent à se poser de sérieuses questions sur les effets des cellulaires sur la santé. En Israël, le Comité de recherche et développement de la Knesset (le parlement), a décidé en 1998 de recommander aux manufacturiers d'inclure un avertissement sur "la quantité de radiations micro-ondes émises et sur les façons de réduire leurs effets."

Grande-Bretagne
En Grande-Bretagne, le professeur Roger Coghill et d'autres chercheurs font un lobby pour demander au gouvernement d'apposer, comme c'est le cas pour les cigarettes, une étiquette sur les cellulaire indiquant un risque pour la santé.

Recommandations de Neil Cherry
"Cette étape serait importante parce qu'elle permettrait d'aviser les gens que l'utilisation du cellulaire pose un risque à leur santé" conclut le biophysicien Neil Cherry. Il est particulièrement inquiet de l'utilisation grandissante auprès des jeunes. Dans un premier temps Neil Cherry aimerait que l'on identifie des groupes à risque dont les enfants, les femmes enceintes et les gens faisant usage de certains médicaments entre autres.

Solutions possibles
Une autre solution consisterait à revoir les normes d'exposition à la baisse. Le problème avec cette avenue est double. D'abord, il faudrait que tous les pays s'accordent pour revoir et déterminer une nouvelle norme puisque les principaux manufacturiers vendent leurs produits sur le marché mondial. Deuxièmement, le manque d'études concluantes fait pencher la balance du côté du statu quo pour l'instant.

L'histoire se répète
Comme c'est le cas pour les médicaments, les produits chimiques et les aliments, le cellulaire aurait dû faire l'objet d'études plus systématiques pour en garantir la sécurité, avant sa mise en marché. Surtout lorsqu'on sait qu'il y a actuellement 5 millions de Canadiens qui utilisent le téléphone cellulaire et qu'on en prévoit 12 millions en l'an 2005. Plusieurs observateurs en santé publique font déjà des parallèles entre le téléphone cellulaire et le tabac. Dans la saga des compagnies de tabac, il aura fallu produire bien des études et attendre bien des années avant de confirmer une évidence, mais à ce point, il était déjà trop tard. Pour l'instant, la stratégie de l'industrie semble être celle de gagner du temps. Après avoir dépensé 25 millions en cinq ans et laissé très peu d'études, l'industrie met un terme à WTR et donne naissance à une autre créature, WIN, Wireless Information Network. Le mot recherche est maintenant remplacé par celui d'information. Reste à savoir s'il y aura place pour de la recherche scientifique. Mais tous s'accordent pour dire que la seule recherche scientifique valable reste celle qui est réalisée par des chercheurs indépendants, dans des universités qui n'ont aucun lien avec l'industrie.

La modération a bien meilleur goût
Comme dans toute question de santé publique, les travaux des scientifiques devront servir à alimenter le débat public et à guider les législateurs. Neil Cherry conclut: "De toute façon, éviter le débat ne fait qu'alimenter la peur et l'anxiété. Un débat ouvert qui viserait des normes d'exposition prudentes, publiquement acceptables et préservant réellement la santé des gens (et non pas simplement déterminée par l'industrie) faciliterait l'usage de la technologie la plus sécuritaire et la plus efficace".

Sources : http://radio-canada.ca/tv/decouverte/20_cell/

Les Antennes Relais

Pas d'assurance contre les antennes-relais

Téléphonie mobile / Des compagnies d'assurances refusent de couvrir les risques qui seraient encourus par l'exposition aux champs électromagnétiques.

Les effets nocifs des champs électromagnétiques pour la santé ne sont pas prouvés scientifiquement. En dépit des protestations des associations, les antennes-relais de téléphonie mobile peuvent donc proliférer sur les toits, même sur ceux des crèches, écoles ou établissements de santé.

Pourtant, depuis le 1er janvier, les compagnies d'assurances ont prévu des exclusions de leurs contrats de "responsabilité civile" (RC). Dans certains contrats que Le Point a pu se procurer, on lit : la "production de champs électriques ou électromagnétiques et/ou de radiations ou ondes électromagnétiques" ainsi que ses conséquences sont un risque que les assureurs refusent de couvrir.

Pas de quoi rassurer ceux qui vivent à proximité d'une antenne-relais de téléphonie mobile. Et une différence de traitement difficilement acceptable entre des riverains exposés et sous informés, d'une part, et des compagnies expertes et à l'abri du risque, d'autre part.

Dès 1997, la société de réassurance produisait un document considérant la probabilité d'une catastrophe comme faible, mais redoutant que des plaignants établissent un lien de causalité entre leurs maux et la présence dans leur environnement de champs électromagnétiques : "En fonction de la jurisprudence, l'industrie de l'assurance pourrait avoir à verser des montants extrêmement lourd sur la base des contrats existants [...]. La mise au point de scénarios-catastrophes permet de limiter l'effet de surprise, de gagner du temps et d'élaborer des stratégies préventives." En août 2002, Axa Corporate Solutions publiait une étude sur les "risques émergents" liés à ces champs. "En l'état des connaissances scientifiques, les victimes d'affections physiques devraient avoir des difficultés à établir un lien de causalité entre leur maladie et une exposition à des CEM. Toutefois, cette situation juridique pour le moment plutôt "défavorable" aux victimes ne manquerait pas d'évoluer en leur faveur si, à terme, les études scientifiques devaient caractériser un risque réel." Voilà qui est clair...

Les opérateurs de téléphonie mobile ont-ils pris des assurances spécifiques pour se prémunir ? Il semble que non, même si aucun n'a donné suite à nos sollicitations.

Sophie Coignard
Article paru dans le magazine " Le Point " le 25 octobre 2002
Dernière mise à jour : ( 22-04-2007 )
 
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